AZF ET BOMBE THERMOBARIQUE

Soumis par Daniel Dissy le sam 15/04/2017 - 02:38

Une explosion thermobarique a-t-elle précédé l'explosion du stock d’ammonitrate d’AZF ?

Tandis qu'à Paris se déroule le procès de la catastrophe AZF, ce jeudi 13 avril, le Président américain, Donald Trump, n'a pas hésité à faire exploser en Afghanistan une bombe thermobarique d'une puissance de 11 tonnes de TNT, faisant 36 morts.

Lors du procès AZF, nous avons noté la non concordance énergétique entre les dégâts physiques provoqués par la détonation du stock d’ammonitrate – quelques dizaines de tonnes de TNT – et l’intensité du séisme de 3,2 ou 3,4 sur l’échelle de Richter – plusieurs centaines de tonnes de TNT. Cela n’a pas échappé aux parties civiles Michel Massou et Laurent Lagaillarde dont l’avocat, Maître Hubert Seillan, a fait le 28 février 2017, une note à la Cour à ce sujet.

En Afghanistan, les témoins ont été impressionnés par la puissance du souffle et du tremblement de terre résultants de l’explosion de cette bombe « mère de toutes les bombes ».

À Toulouse, une vingtaine de témoins ont déclarés avoir vu, le vendredi 21 septembre 2001, une colonne gazeuse sur le pôle chimique, avant même l’explosion d’AZF. Un témoin, Philippe, situé au 4ième étage de l’AFPA a ainsi déclaré avoir vu une colonne au développement étrange – la « colonne Rizzato ». Son témoignage a été confirmé par un autre témoin, Lucien, situé lui au CHU de Rangueuil et regardant dans la même direction. Le juge d’Instruction Perriquet a auditionné séparément ces deux témoins. Il a organisé trois transports de justice pour trouver l'origine de cette colonne dont Philippe affirme qu'elle se situe « dans l'axe de la grande cheminée blanche de la SNPE ». La déposition des témoins a été prise lors de ces transports. Le premier témoin a précisé par écrit les différentes étapes de l’évolution de la colonne. Ses dessins ont été annexés au procès-verbal. Le normalien Jean-Marie Arnaudiès a étudié cette colonne et il a demandé au témoin d'en dessiner les différentes phases. Ces éléments se trouvent dans un document PDF que nous avons réalisé sur cette question.

Si l’on effectue la comparaison entre, d’une part, la déposition et les dessins du témoin et, d’autre part, les photogrammes du film de l’explosion d’une bombe thermobarique tourné par la télévision russe, en mettant plan par plan les éléments du témoignage en face du film , on ne peut que constater l'identité des deux phénomènes. Il est inutile de préciser que Philippe, simple ouvrier maçon sans grande connaissance scientifique ni militaire, n'avait aucune idée de l'existence des bombes thermobariques ni de leurs aspects. Comme d'ailleurs la plupart d'entre nous à cette époque.

Faut-il en déduire que la première explosion – entendue par des centaines de témoins – et le séisme de 3,2 sur l’échelle de Richter seraient dus à une explosion de type thermobarique ?

© 2017 Daniel Dissy
14 avril 2017

Voir aussi :
Comparaison de la déposition du témoin et du film d'une explosion thermobarique
AZF et les bombes thermobariques (PDF)
Une bombe thermobarique ?

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